dimanche 21 juin 2009

Atropine et Pilocarpine

Les jumelles


Atropine : ... Never leave...never leave now...jamais plus tu ne t'éloigneras, désormais.



Pilocarpine sanglote
Atropine : Oh douce petite soeur, n'es-tu donc pas partie ?
Pilocarpine : Non, belle Atropine, je n'ai pas pu partir.



Atropine : Tu te résouds donc à rester auprès de moi pour toujours ?
Pilocarpine : ... n'approche pas
Atopine : laisse moi te regarder
Pilocarpine : ... non



Atropine : laisse moi te toucher, s'il te plait
Pilocarpine : Ne t'approche pas. Ne me regarde pas



Atropine : Quel est ton trouble ? Je peux tout entendre et tout voir
Pilocarpine : Je ne sais pas. je ne sais pas !!! Je... le miroir
Atropine sourit : Je t'aime, petite soeur, peut m'importe.



Pilocarpine : Alors regarde moi, moi je ne le peux plus.



Atropine : Je t'aime fort.
Pilocarpine : Garde moi ici, aime moi, c'est tout ce que je veux.



Atropine : Qu'il en soit ainsi, ma douce.
Pilocarpine : ...Merci

vendredi 12 juin 2009

Cocon de chair

J'ai une envie, une folie, une image.

Assise dans la pénombre, je prie, les mains jointes sur le cœur. La lumière sacrée éclaire mon sourire. Confiante, j'enfonce mes ongles droit dans ma chair, à hauteur du sternum. Je déchire ma peau comme du papier. Je m'ouvre en deux morceaux.

Pas de souffrance, que du contraire ! Une libération, une incroyable impression de flotter dans le monde qui m'entoure, d'en faire partie pour la première fois.

J'enlève ma peau comme on enlève un manteau. Je déploie ma mue et elle retombe sous mes bras comme deux ailes immenses. La chambre noire ou je suis s'éclaire peu a peu. C'est mon cœur qui diffuse la lumière à travers ma cage thoracique. Elle imprime des rayures molles sur les murs.

Peu à peu, la sensation de liberté s'estompe et c'est la culpabilité d'être plus qu' humain qui me rattrape.

Je m'enserre dans mes bras, je m'enveloppe de la couverture de chair. Mon cœur recommence à battre de bruit, la lumière ne diffuse plus. Je retourne dans mon cocon.

Vérole

Je me suis occupée du cas Vérole et je lui ai enfin trouvé une style qui me plait. Sa wig touffue très batcave m'ont inspirés cette tenue punky/goth old school








jeudi 11 juin 2009

Continue. Continue.

Je me suis retournée un instant. Des images dans la tête. Une personne.

Je m'attendais à une nuit sombre balayée par de vieilles impressions de malaise, de remords, de mort. Je fixe la scène, je m'attarde un instant. Une impression de neutralité s'installe en ce lieu.

La haine, la colère, la vengeance ont lentement glissé vers le néant alors que je continuais à vivre.

Les souvenirs laissent même place aux sourires.

Le filtre mental a fait son œuvre. Une partie de l'esprit retrouve la lumière.

Le cœur a une mémoire courte et la destruction passée laisse place à une nouvelle route.