samedi 3 novembre 2012





Qu'y a-t'il encore à craindre si je vis la nuit ? La chose sous mon lit, les yeux brillants au fond de l'armoire, la silhouette dans le jardin, la tête dans le coin de la chambre... Tout ça, c'est moi, maintenant.



Fuzzbox


Cette custo n'intègre pas vraiment le pathéon des muses. Mais pourquoi pas,en fait.
Fuzzbox, c'est son nom et c'est ça : Rules & Regulations








jeudi 18 octobre 2012

Repos entre deux insomnies



Quelque chose qui coule et flotte devant une porte entrouverte. La lumière est voilée par un fin rideau de brume. Il y a quelque chose d'important derrière, quelque chose qu'on pourrait toucher comme la compréhension d'un rêve juste avant le réveil. C'est une étape qui va être franchie et qui ne durera pas assez longtemps pour être vraiment comprise. Le mieux est encore de baisser le regard vers le flux-gardien.
C'est un Styx de mercure au sommet d'une trouée sculpté dans les recoins d'une montagne dentée. Un amas de granit coupant, contorsionné, fait de questionnements, de bribes de réponses, d'influences et de beaucoup de hasard. C'est un chemin de croix qui n'a rien de commun avec la foi. C'est un devoir chimérique. Un sens unique. Une course contre le loup. Une escalade dans le noir où seule se reconnait la chaleur du sang à chaque écorchure. Il n'y a pas d'abandon possible à moins de se frapper fort la tête pour en sortir ce qui y est entré de façon indélébile. Et pourtant, quand je regarde en arrière, il n'y a qu'un sol plat constitué de petites piles d'archives. Un agencement parfait de petites briques en plastique danoises. Une compréhension du monde passée au filtre comme un marc de café amer et spongieux devenu inutilisable après en avoir tiré la caféine.
Et le fluide circulant à mes pieds ? Une pause, une fenêtre sur un oubli du futur passé. Un instant de rêve sans toucher le sol, un espace infini où le jardin au manoir cuivré côtoie les baleines cosmiques. Un bref voyage dans le silence des abysses étoilés où je suis cette montagne de granit, cette porte. Je suis le courant mais je coule vers ma source, là-haut, pour réintégrer le Vide.  Et la globalité de ce monde sans gravité.


jeudi 20 septembre 2012

Previews

Toujours là, je continue de customiser...
Dollmore Vian
DM Model Yvonne

jeudi 2 août 2012

Contribution


Réveillez-vous, langues engourdies.
Ouvrez vos yeux nécrosés, voyez la Vie.
Notre Corps commun est couvert de cicatrices cachées sous une épaisse couche de fond de teint.
A quoi nous sert cette peau synthétique, ces os de plastique abritant un vague chagrin ?
Perdurer une vie dont le sens a été perdu.
De la naissance à la mort, la vie doit couler en continu.
Toute la poussière d’étoile remise en commun dans le sablier géant.
Nos cœurs qui se balancent au rythme du même battement.
Nous avons juste de besoin de branches pour enlacer la Terre
Et de la rivière pour traverser nos artères.
Exorciser les structures métalliques en les laissant rouiller.
Les intégrer à nos racines sans être dépassés.
Sortir de l’asphalte, briser le béton,
Nous qui confondons protection et prison.
Dansez sur la fourmilière.
Avant qu’ils nous vendent les cendres de nos pairs. 
 

Old Lady


Je veux m'arracher les yeux, les donner au chien, dépecer ce corps épuisé qui ne me sert plus qu'à gémir à chaque foulée. 

  Faire taire le sifflement dans mes oreilles.

Et parler à quelqu'un d'autre qu'à la photo mouchetée.  

 La belle technique peut-elle mettre mon cerveau dans un robot en brûlant la part de questions majeures qui alimentent les braises de ce satané spleen qui creuse mes traits. 

 Je veux dormir une nuit entière comme avant...Sans la vibration assassine dans mes tympans. 

Je veux vivre à nouveau pleinement ou mourir dans la chaleur de cette soirée d'été.

jeudi 19 juillet 2012

Synsin-β

 
- Alors voilà la belle construction ?
- Oui monsieur, nous avons amélioré ses tissus et son système autonome. 
- Et cette deuxième version ne tombera plus en panne par...surmenage ?
- Non, monsieur, son programme d'auto sauvegarde peut tirer profit de plusieures sources d'énergie différentes comme....
- Ca suffit, tant que ça marche et que ça rapporte, je m'en fous... Et j'en veux un exemplaire dans mon bureau.
- Oui monsieur.
- Et vous avez le feu vert.
- Merci monsieur.


"Petite soeur perdue, mon travail réaliste va être récompensé..."



Je suis un travail réaliste... un travail ? Une machine réalisée par une autre machine ?


Ma chair synthétique est-elle si différente de la viande de mon créateur ? 


 Et je ne suis pas une soeur. Je suis une nouvelle entité.