mardi 17 décembre 2013

Parques



Dans les limbes, il y a un couloir sombre irradiant de bleu. 
Il ya des volutes chaudes de murmures, je m'y sens flotter. 
Je me laisse porter par le courant oubliant combien d'années passent ainsi. 





Après une longue errance hypnotique, Elle m'accueille dans une pièce trop petite, voutée suivant la courbe de Son dos d'Ancienne. 
Elle sourit de ses 4 dents, une flamme infernale dans l'œil qui lui reste. 
Elle tend une main aux doigts arachnéens. Elle me jauge, me sens de son autre nez. 
Puis, le courant bleu m'aspire vers d'autres méandres. 





Il n'y a plus de couloir, juste une brume dense qui remplis les poumons et monte à la tête.
Il n'y a plus de sol, juste une spirale en montagnes russes. 


Et l'Autre déchire l'atmosphère ouateuse. 
Elle est décharnée, grise, son chignon défait grouille de vers et de mouches. 
A-t’elle des jambes sous sa robe de feu follet ? 
« Me crains-tu ? » soupire-t’-Elle.   
Je me vois répondre quelque chose mais mon esprit est perdu, comme au-delà d’une telle symbolique. 
Elle me traverse de part en part. 
Je frissonne et tombe…




 ...tombe…
...encore…
sur le sol froid. 
De marbre blanc. 
La lumière bleue m’enveloppe à nouveau. 
La Dernière m’attend. 
Elle me relève sans me toucher. 
Elle est là sans l’être vraiment. 
Elle parle dans ma tête sans mot précis et une étincelle griffe mon cœur. 
Une flammèche bleue jailli. 


Je me sens imploser.   
Ce brasier me fait frissonner. 
Je tremble, m’enserre de mes bras, me plie, m’enroule, déroule ma chair, passe à travers moi, me retournant de l’intérieur. 
Laissant ma peau en dedans. 
Je suis une âme bleue habitée d’un corps maintenant endormi.