mercredi 24 septembre 2014

Voyage...

J'aime bien ce blog, c'est un grand terrain de jeu et d'expérimentation.
Cependant, je risque d'y poster moins souvent cette année (scolaire)-ci.
En effet, je me suis engagée dans un projet plus ou moins de global de 9 mois.
Au programme : Peinture, assemblage, croquis, vidéo et narration pour servir le voyage de G, naturaliste sur E380b.

Vers le blog...

http://e380b.tumblr.com/


Un petit mot d'explication sur tout ça ?
Un seul, alors : Incertitude. Celle qu'on éprouve dans un groupe. Etre à sa place ? Etre accepté ? Vouloir y être accepté ?
Celle d'une construction humaine dans la nature.
Les matériaux de construction sont semblables mais assemblés différemment. A quel point ? Incertitude d'une intégration à
l'ensemble.
#technologie, #ecoconstruction, #viecommunautaire, #zèbre, #féminisme, #communication, #solitude, #explorationdesoi, #connexionàlanature, #intégrationtotale, #utopie.

En concret, un module pyramidal revient sur terre 60 ans après l'avoir quitté. Il contient les archives (croquis, photos?, vidéos?) d'exploration de l'astre E380b, quelque plantes et reliques extra terrestres ainsi que la correspondance de G.
#cabinetdecuriosité, #sciencefiction, #yaduboulot.

à bientôt !

lundi 1 septembre 2014

Tu n'apprendras jamais ? version UV

C'est dans les vagues de la fatigue que le mental s'écrase et que la larme 
devient facile. 

La chair frisonne, le cœur est 
électrique 

et quelque chose se bouscule au premier étage. S'il y a des regrets, ils peuvent être réparés. 
Les remords sont assez discrets pour se faire oublier. Le domaine
de l'Appréhension est ouvert. J'y marche seule, peut importe mon degré d'accompagnement. 






Les pensées construites font place à des impressions, des
malaises, des souvenirs, des oublis, 
des comparaisons et du vide. 

Un arc de raison dans le brouillard pour garder la tête froide, quelques
gouttes pour extirper le poison et le bruit sourd d'un presque silence 
du flux ponctué par un bruit cardiaque. 


A moitié exprimé, le monstre de l'anticipation se retourne dans son lit. Il me tourne le dos jusqu'au prochain bâillement. 













 
C'est tout ? Non.

Il y a encore de la place dans la chambre de Pandore. 
Quelque chose d'improbable coule sur les murs et envahi chaque recoin. 
C'est gluant, c'est plus grand, ça ne me concerne pas mais je suis déjà impliquée. 
Ca n'a pas de sens mais je ne peux pas vraiment dire que je ne m'y attendais pas. 
Le premier monstre assoupi est totalement immergé.
L'expérience se poursuit. 

Ca goutte de tout les côtés de la même substance.
longeant les coins, se retournant de ce, de là. 

Ricane. 
Il y a du violet et du bleu 
dans le noir, je le sens. 
Ne regarde pas, 
ne regarde pas, 
n'essaie pas de les comprendre 
et pense à Ender, 
retourne toi. 

Même enterrée dans ce matelas, la mélasse m'enrobe. Je ne peux que dormir, fermer les yeux pour
appréhender le monde réel en négatif, tel qu'il est : blanc de possibilités.



lundi 25 août 2014

du 25 au 26


Ca résonne, ça vient de loin mais c'est juste derrière moi. 
Je le sens sur mes épaules, ça fait craquer mes os.  
Le sang résonne dans mes oreilles comme
la vieille techno dans une voiture tunnée. 
Ca me donne envie de soulever des
falaises et de renverser des murs. 
Les mains sur les paupières, je regarde
un ciel qui n'existe qu'à moitié. Je respire avec de l'eau d'yeux. Stop.



 
Le temps se fige, je revois mes 800 autres vies à leur point de rupture.

Ralenti, arrêt sur image et retour à zéro. Pourquoi je ne respire pas ? Je

ne flotte plus. Les étoiles qui m'entouraient se sont dissipées. Les lignes

du temps, la géométrie et l'espace se froissent comme un vieux journal. Je tente de m'accrocher à cette connaissance innée qui m'est enlevée et je m'en

blesse les doigts. Comme si on m'arrachait à cette source. 







Prostrée,
fragile, ignorante, je regarde le rouge. 

Et je ne respire toujours pas mais
à quoi bon, maintenant. 

Bruit effrayant, douleur et lumière brûlante. 
Je tombe mais ça vient d'en haut. 
Contact violent et hurlement. 
Qu'est-ce que je fous là ?


dimanche 3 août 2014

Anecdote


A échanges variables, histoire privilégiée choisie: 
Entre deux épisodes d'effervescence, nous partageons la même table.
Un sujet que j'évoque et tes yeux virent aux étoiles.
Ils tombent au fond pour racler les abysses tranquilles.  



Tu fixes le mur, par-delà. Tu n’alignes des mots boueux mais des notes emplies de sens et de couleur.
Tu cherches tes idées et c'est comme autant de roses que tu offres à l'amante auditive.
Les distances n'existent plus et ton épaisse intimité m'enveloppe.
Tu m'invites à voguer sur cette mer musicale.
Je ponctue tes vagues avec quelques goutes de mon propre océan lorsque le silence se fait trop long. 
Tu sais, je sais. 
L'espace est comblé.
L'espace est comblé.



Je me sens suspendue à ton sourire lointain, me balance sur tes doigts qui ponctuent la litanie. Pas la peine de demander que le temps s'arrête, cette conversation est éternelle et indiciblement liée à ton image.
Cette incursion dans ton âme m'a fait oublier ton histoire, ton nom, ton corps, tes actions.



Au diable les codes, il n'y a plus que l'éclat.

mardi 20 mai 2014

Fennec aux yeux d'étoiles

  
Certaines attentes ne semblent jamais prendre fin.

 



Couchée sur le sable, je regarde le ciel. La nuit du désert est scintillante et nuancée. La lune avance comme l’ombre d’un démon, comme un Norsferatu en négatif. 

Qu’est-ce qui me hante ? 

J’ai marché longtemps, gravi les dunes, mais je n’avance pas. J’ai trouvé l’Etoile à suivre, je sais où aller, j’ai quitté la caravane parce que je connais ma lumière. Mais la route molle ne mène et ne mènera nulle part. On ne peut atteindre une étoile en marchant en dessous de la voûte. Il reste la seule et unique barrière. Celle qui est si importante que je n’y ai jamais prêté attention. Celle qui attire la pomme, celle qui m’empêche de voler. Cette force qui me raccroche au sol depuis le premier cri, le cordon ombilical de la MèreTerre. Puis-je seulement m’en détacher sans crainte, sans risque ? Définitivement ? Est-ce une entrave ou de l’autoconservation ?


On m’a dit que ce qui est important, ce n’est pas la destination mais le trajet. 
Soit.

Pourquoi les dunes avancent avec moi ? Pourquoi je croise la piste des mêmes scorpions et  confond les oasis avec les mirages ? Mes semelles sont usées, mes yeux sont fatigués et là, ce soir, l’eau, de quelque nature qu’elle soit, ne me réconforte pas. Je n’aspire qu’à toucher la voûte sombre, cueillir les diamants célestes qui m’obsèdent depuis leur apparition. Je ne veux plus être le fennec qui attend la nuit pour sentir ses yeux briller. Je veux vivre par delà le mur Pesanteur avant que la chaleur ne m’étouffe ou ne meure.

 

vendredi 18 avril 2014

Quand ?






Quand ?
A quel moment ?
Est-ce que je serai assez lucide pour voir le signe ?
Est-ce que c'est une opportunité, une faille ou est-ce que c'est un bord de falaise ?
A quoi devrais-je renoncer et comment m'y préparer ? 



La liste des choses à faire va se consumer et tout ce qui n'y est pas barré sera une entrave... ou une plume. 
Comment transcender les entraves en plumes si on ne sait pas reconnaitre les uns des autres ?
Aller de l'avant mais pas trop. -avoir envie de courir-
De l'arrière mais modérément. -s'y sentir enchainé-
Chercher la sphère dans laquelle on est libre.
L'instant où on sourit, on danse, on pardonne, où l'idée se forme, où l'élan est l'allumette, où les pensées flottent comme des livres ouverts dans une bibliothèque sans étagère et sans mur.
La zone de sécurité de l'intellect.


 

Le présent et son calcul d'erreur à l'échelle d'une vie dont on ne connait pas les unités...



Alors quel est le problème avec cet instant charnière ? Cette peur...
De tomber ? De souffrir ? De regretter ?
Est-ce que cette peur est dirigée vers l'après ?
Ou bien est-elle une impression de ne pas vivre vraiment avant ?
Qu'est-ce qui me permet de vivre éternellement dans un instant et, a contrario, me relègue au rang de poussière lunaire ?
Comment puis-je passer dépasser la mort dans chaque seconde ?
Est-ce lié à mon environnement, à mes actions, à mes paroles, à mes pensées, à mes sentiments, à mes impressions ?
Est-ce indépendant ?
La Vie est-elle un état ?



Un cycle continu d'inspirations, d'expirations ?
Création et dégradation ?
Elan et passivité ?
(Les momies sont elles bloquées à un stade sans vie en refusant la dégradation ?)
Et quand j'y pense, suis-je dans l’élan ou la passivité ?
A l'échelle de ma vie ? à l'échelle de l'humanité ?
Grande aiguille au 12 ou bien au 6 ?
Pleine ou nouvelle ?
Printemps ou automne ?
Et quel est le point de repère ?
Puis-je en ressentir le passage ?
A quel moment ?
Quand ?











Quand ?

lundi 31 mars 2014

Un pas de plus.



 Voyage en dehors de mon corps.
Au premier étage, derrière mes yeux. 





Les nuages ne sont plus gris, ils sont devenus roses.
Ma chair déborde de mes pieds et dégouline dans la douche. 

Le bleu est derrière, le sable à l'avant.
L'ombre est violette. Ou fuchsia sur le blanc. 

Les humains sont entourés de halos jaunâtres, les suivant comme des fantômes. 

Les objets sont des formes et autant de rouages dans l'assemblage permanent.

Peu à peu, les plans se confondent, s'écrasent et filtrent la morne réalité.


Je suis calmement enflammée, ruisselante d'énergie. 

Mes larmes coulent vers le ciel.


 




Les volutes de pensées tournent autour de ma tête comme des insectes doucement bruyants. 
Ma nuée protectrice, ma carapace infra lumineuse de toujours s’agrandit, forme de nouveaux canaux, arborescences plus vertes 
 kaki, 
phtalo, 
turquoise, 
cobalt, 
véronèse, 
pérylène.
Un peu plus, le coeur s'ouvre et rend capable de voir les nuances jusque là perdues dans l'amas couleur de béton.

mardi 4 mars 2014

Auto-sauvegarde



Une impression connue, 
des larmes fantômes. 
Des données dans la tête. 
Une angoisse lointaine. 









 


 




 











Des images, 
des flashes qui apparaissent comme des parasites, 
au mauvais moment. 


Il n'y a jamais de bon moment pour ça.  















 





J'essaie d'attraper ces pensées, 
de les comprimer, 
de les malaxer, 
de les briser 

Mais c'est impossible. 

Elles sont là. 
Elles ne peuvent être formatées. 
Des rides de l'esprit. 










 

 








Alors je les repousse, je les rassemble sur un tas de déchets virtuel. 
J'aimerais récupérer cette innocence, cette matité. 
Dépolluer cet inconscient capricieux qui absorbe chaque centimètre de crasse visuelle ou auditive.













 



Surtout, j'aimerais que cette mélasse sombre ne m'effraie plus, qu'elle décante, qu'elle se tasse. 

J'aimerais ne plus les considérer comme de l'horreur visqueuse. 

J'aimerais pouvoir mettre la main dedans en lui disait qu'elle ne me fait plus rien. Que je suis le corps de métal qu'elle a induit. Que mon cœur est pare-balle. Que mon esprit est libre comme l'enfant, sans concept, sans jugement. 



 


Puis-je courir plus vite que ces insectes collants ? 

Puis-je les éteindre avec de la lumière vive ? 

Puis-je faire quelque chose ? 

- N'y at-il rien que je puisse faire? -





Frustration. 

Prise dans la toile.










Connaitre son ennemi, l'aimer pour pouvoir en venir à bout ? Est-ce que le jeune Porte-Parole a aussi raison pour ça ? 


 

Cette part restera t'elle un rempart si je ne décide pas de l'escalader ?
Combien de rangées de briques noires vont encore s'y ajouter ? 


Je ne veux pas être emmurée.















 





Puis-je voler ?
Le cœur a les ailes, la tête est la boule incandescente. 

Car descente il y aura si la raison importe trop. 

Que le vide l'emporte ? 

Pas tout à fait. 
Un lien avec le sol qui incite à la chute. 










 








Reculer d'un pas pour avancer de deux. Mouvement oscillatoire comme un écho incessant, comme un rythme permettant la transe. 










 














 
Un mouvement perpétuel comme le tic tac froid des battements de ce cœur qui peut se montrer si synthétique. 



 ...Auto-sauvegarde...