mardi 7 janvier 2014

Désert


J’ai dormi pendant 1000 lunes, j’ai appelé l’ombre dans mon sommeil. 



 



Puis, j’ai ouvert les yeux pour regarder les étoiles.


 
 Les cercles de lumière multicolores sont venus à moi puis se sont dispersés. 
J’ai pleuré d’être née, paralysée, indéfinie, perdue. 
Je voulais que le sable absorbe mon corps et que mon esprit s’échappe là-haut.

 Et il est parti.
 

J’ai vu le spectre des couleurs, j’ai touché mes sentiments, 
les ai pris dans mes tentacules pour les bercer doucement et je suis revenue. 

 
Assise dans le noir. 
Quand on est perdu, 

personne 

ne vient jamais. 
Pourtant, demander 

l’aide des fantômes 

est ancré dans les cœurs.















Alors, une part de moi s’échappe et propose
la main gauche
à ce qui reste. 

Sous la couche de bois mort, 
l’étincelle 
primaire persiste. 

La finalité ultime ne disparaît jamais. 

Quand à la plus petite partie, elle lit 
les augures
et tend 
la main droite 
dans la bonne direction. 




 Je marche à présent dans ce désert de cendres grises, 
dans ce délire artificiel qui guide mes pas vers mon jardin...
ou juste vers le prochain mirage.