lundi 25 août 2014

du 25 au 26


Ca résonne, ça vient de loin mais c'est juste derrière moi. 
Je le sens sur mes épaules, ça fait craquer mes os.  
Le sang résonne dans mes oreilles comme
la vieille techno dans une voiture tunnée. 
Ca me donne envie de soulever des
falaises et de renverser des murs. 
Les mains sur les paupières, je regarde
un ciel qui n'existe qu'à moitié. Je respire avec de l'eau d'yeux. Stop.



 
Le temps se fige, je revois mes 800 autres vies à leur point de rupture.

Ralenti, arrêt sur image et retour à zéro. Pourquoi je ne respire pas ? Je

ne flotte plus. Les étoiles qui m'entouraient se sont dissipées. Les lignes

du temps, la géométrie et l'espace se froissent comme un vieux journal. Je tente de m'accrocher à cette connaissance innée qui m'est enlevée et je m'en

blesse les doigts. Comme si on m'arrachait à cette source. 







Prostrée,
fragile, ignorante, je regarde le rouge. 

Et je ne respire toujours pas mais
à quoi bon, maintenant. 

Bruit effrayant, douleur et lumière brûlante. 
Je tombe mais ça vient d'en haut. 
Contact violent et hurlement. 
Qu'est-ce que je fous là ?


dimanche 3 août 2014

Anecdote


A échanges variables, histoire privilégiée choisie: 
Entre deux épisodes d'effervescence, nous partageons la même table.
Un sujet que j'évoque et tes yeux virent aux étoiles.
Ils tombent au fond pour racler les abysses tranquilles.  



Tu fixes le mur, par-delà. Tu n’alignes des mots boueux mais des notes emplies de sens et de couleur.
Tu cherches tes idées et c'est comme autant de roses que tu offres à l'amante auditive.
Les distances n'existent plus et ton épaisse intimité m'enveloppe.
Tu m'invites à voguer sur cette mer musicale.
Je ponctue tes vagues avec quelques goutes de mon propre océan lorsque le silence se fait trop long. 
Tu sais, je sais. 
L'espace est comblé.
L'espace est comblé.



Je me sens suspendue à ton sourire lointain, me balance sur tes doigts qui ponctuent la litanie. Pas la peine de demander que le temps s'arrête, cette conversation est éternelle et indiciblement liée à ton image.
Cette incursion dans ton âme m'a fait oublier ton histoire, ton nom, ton corps, tes actions.



Au diable les codes, il n'y a plus que l'éclat.