mercredi 4 mars 2015

Humeurs pétrolières



La peur de ne rien faire puis celle de mal faire. Service que je rends au monde en restant seule et sans pensées. Ecoute attentive de soi et perte de contrôle d’un corps qui propage des maux diffus que quelques granules et goutes d’élixir arrivent à renvoyer au large des territoires conquis. Je plie parce que c’est la condition pour toucher le sol et rétablir l’équilibre. Les mains dans la terre pour oublier l’étiquette de bête au cerveau hypertrophié. 


Un coup. 
Je suis à terre. Collée au sol, dans un coin, loin en dedans, machine éteinte, engrenages rouillés. La part a été usée par des bassesses du monde de la matière. 


Deux coups.
J’ai pris la poussière à cœur, ça leste mes poumons. Je me suis perdue volontairement dans un court dédale de seconde vie numérique pour que ma charpente arrête de craquer. 


Crac, c’est du sang sans l’être, c’est de l’étincelle aux 7 couleurs. Ça me plonge dans l’autre monde, celui qui n’existe que dans ces carnets à moitié remplis de mots disparates. Je Vois.
J’anticipe le bien, petite fourmi blanche devant une flaque de mazout. Mes pensées me mènent à recommencer. Marcher pour moi-même, avec ou sans bâton. Être le rôle principal de mon existence pour accomplir l’idéal : Toujours sourire à ceux que j’aime. 


Tenir des mains pour courir plus vite. Embrasser des lèvres comme ouvrir des portes vers des planètes voisines. Écouter des mots 360° pour cimenter la confiance unitaire. Porter la lumière pour eux, pour moi. Ces pensées créent mes étincelles, lucioles errantes dans mon ventre, dans mon estomac, dans ma tête. Éclairent la nuit de mes humeurs pétrolières. 

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